Petite histoire vraie

a-mere-teresa

C’est une histoire tirée d’un fait réel que j’ai vécu il y a une bonne vingtaine d’années.

Aujourd’hui dans ce climat de réelle et totale disharmonie , d’ injustices et de différences entre les riches et les pauvres, on a parfois tendance à tout regrouper dans un seul sac: il y aurait les gentils d’un côté ( les pauvres) et les méchants de l’autre ( les riches)mais bien évidemment, la réalité est plus complexe….

La réalité: c’est bel et bien une complexité de situations parfois inextricables qui peuvent rendre les gens aveugles, injustes voire cruels dans leur comportement.

Il y a donc quelques années,vivait une famille entière prise dans les dettes jusqu’au cou. Leurs dettes étaient telles, que plus aucune facture n’était payée et que les huissiers frappaient tour à tour à la porte. Un jour, ce qui devait arriver arriva et toute la famille fut mise dehors .

Une autre famille qui vivait en face, possédait une grande maison, et proposa gentille ment de recevoir cette famille en grande difficulté. Cette famille était assez aisée financièrement . Elle proposa de recevoir la famille « dans le besoin » dans leur grand garage car elle était composée d’une petite cuisine d’été. Il n’y avait pas d’autres commodités que la cuisine dans ce garage, et donc la famille  » accueillante et aidante » autorisa la famille « nécessiteuse » à utiliser régulièrement les sanitaires au premier étage, soit dans leur maison.

Elles trouvèrent un arrangement comme cela et étaient d’accord avec le fait que cette solution ne pouvait qu’êre transitoire et ne pouvait pas éternellement perdurer au delà de quelques mois. Tout cela était fait avec le cœur , de façon gratuite , sans aucun loyer. Juste une aide providentielle même si pas « idéale » ni « luxueuse ».

La famille qui se trouvait en grand besoin fut dans un premier temps très contente d’avoir une aide venant de cette famille « sauveuse » mais aussi une écoute .

Mais leur gratitude s’étiola très vite au fil des jours qui coulaient.

La famille « pauvre » fut finalement assez insatisfaite de ne pas se sentir « chez elle ». Pourtant, les gens qui recevait cette famille ne faisait pas de réflexions, étaient plus très « cool ».

Petit à petit, la famille pauvre ne vit que les défauts dans cet arrangement. Le garage était inconfortable , était dur à chauffer, manquait de lumière. De plus, il fallait respecter le calme de cette famille à l’étage. Eviter de faire trop de bruit. Le linge séchait mal car il y avait de l’humidité, cohabiter avec quelques araignées…Finalement, les reproches commencèrent à pleuvoir.. Il y avait aussi la porte du garage qui était dure à ouvrir, la machine à laver « laissée à disposition » qui essorait mal, l’entrée par le garage laissait passer de la boue etc..etc..

Petit à petit les semaines et les mois passèrent, la famille « dans le besoin » finit par reprocher complètement à la famille aidante de les avoir aider comme cela, leur reprocha même de les avoir mit finalement encore plus dans l’embarras. La famille « dans le besoin » finit par véritablement maudire la famille aidante quand celle ci ( au bout de 6 mois) leur demanda, combien de temps ils pensaient encore rester dans leur garage.

Un jour ,ils partirent du garage, en injuriant ceux qui les avait aider, sans la moindre gratitude, sans le moindre merci.

Mais la famille aidante n’arrêta jamais d’aider leur prochain, ils prirent cela comme un fait « exceptionnel » d’ingratitude qui ne venait en rien résumer toute la pauvreté , ni la misère des gens.

Ils restèrent ceux qu’ils étaient, des personnes biens, eux même enfouis dans des problèmes graves de santé et simples.

Ils savaient que ce qui comptait véritablement (et comme le disait si bien Mère Térésa) c’était ce lien fort de spiritualité avec l’éternel, avec l’univers, avec Dieu dans le fait d’aider l’autre.

Fin

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